silence

silence
à voix basse
on peut
toujours
se faire
entendre.
[ Kommentar hinzufügen ] [ Kein Kommentar ]

# Online seit Sonntag, 30. August, 2009 um 07:25

Qui a dit Fin? Ca m'amuse trop de cracher des mots ici. Surtout quand ils sont pimprenelles.

Qui a dit Fin? Ca m'amuse trop de cracher des mots ici. Surtout quand ils sont pimprenelles.
Moi? L'intention de me taire? Le silence est pour vous, mes beaux enfants. Les autres, allez-y, donnez-vous en à coeur joie. Tant que l'intention n'est pas de plaire.
Aïe. Dur, dur. Oublier son orgueil, sa vanité, sa fierté? Allons, allons, vautrons nous joyeusement dans le non-adéquat.
Ah oui, reine de ce royaume, je me proclame. En inadéquation totale avec ma façon de parler, de bouger, de sourire...
BIENVENUE WELCOME
"marHaba" comme on dit là-bas.

Cette même envie de vous vomir dessus quand je reviens. C'est pénible une telle haine injustifiée.
Ça ne dure pas. Pourtant je voudrais que ça dure toujours. Ne pas oublier ce qui m'éc½ure, là, au plus profond de mes entrailles de caoutchouc.

Vous voulez savoir ce que c'est? Ce que c'est le "choc des civilisations".

NOUS NE SAVONS PAS VIVRE. Voilà ce que c'est.

Mesdames, messieurs, je tends à vous gerber dessus.

Individualisme pourri jusqu'à la moelle. Tout est à réapprendre. Chaque année c'est la même ritournelle.
Rien ne change. Alors je change.
Je me suis laissée décomposer au soleil, moisir dans une morne lueur crépusculaire.
J'ai oublié tout ce que je savais. VOUS AUSSI.
Il est impossible que nous vivions dans ces bulles aseptisées. Lamentations, quêtes inutiles et éternelles, nous en oublions l'essentiel.
Regarde simplement autour de toi. J'ai cette foutue maladie, MERDE, à cause de ces confrontations de pays. J'ai vu le beau, tout de suite après je me suis plongée dans le laid. Je l'ai rendu privilège, j'ai effacé tout ce qui était naturel. ARTIFICE était le monde.

Je ne suis jamais aussi sereine que là-bas. Les jugements qu'on nous inflige ici, sont trop nombreux et trop exténuants, pour des êtres MALADES.
Il faudrait voir comme on se moque de nous. Le superflu est partout. Je n'arrive plus à le digérer. Il me saute aux yeux. Question d'habitude. Je ne voudrai jamais m'habituer. A rien. J'en sens chaque fois l'effet pervers et je reste immobile.

Vous savez l'AEROPORT? Vous savez le choc que c'est quand on revient de là-bas? La sensation que personne ne comprend rien. Tout le monde court. C'en est usant. Arrêtez. Arrêtez-vous... C'est vain.
BEURK. Vous les auriez vu dans leurs beaux vêtements, dans leurs belles préoccupations.
Comme on se sent petits.

Attendant ma vie derrière un tapis roulant, je regardais fuir tous ces êtres pressés.

Je me regardais fuir dans toute ma splendeur. Je sentais toute l'horreur que signifiait ce retour, et déjà je n'y pensais plus. J'étais comme eux.

Je marche à grands pas la plupart du temps, surtout quand je n'ai pas de but. J'enfonce obstinément mes poings dans mes poches et je marche. C'est la seule liberté que je connaisse.


PS: de ce blog, rien ne mérite d'être lu, j'en suis bien consciente. Quand je l'aurai décidé, je m'attèlerais à autre chose. Tout est vieux ici. Ça pue le renfermé.

Il faudrait ne jamais se (re)lire.

# Online seit Donnerstag, 20. August, 2009 um 19:11

Enfin!

Enfin!
Un mot, un seul.
Et des centaines de sensations. Je sens que quelque chose change. Imperceptiblement.
Je rêve. Banal ou étrange, je rêve. Je suis là, et tout autour mon monde évolue, crée, fait et défait à l'infini les méandres de la pensée. Les regards et les voix se gorgent d'espoirs. Je suis là et je décide quoiqu'il arrive d'assumer l'existence. Je me suis tue, et loin d'être indifférente aux sarcasmes, comme on veut toujours le croire, j'ai accumulé un malaise. Constante et épuisante représentation. Exister par la force et l'arrachement de soi. J'appellerai cela anéantissement. Avoir cru être et n'être qu'un néant. Voici le processus de destruction d'un individu: tout d'abord une dose convenable de confiance, d'estime de soi, puis une/des rencontres, commence alors le mécanisme du doute; les autres s'insinuent en soi, ils sont incontestablement "mieux". Ça y est, le blocage, l'individu n'avance plus, il stagne, coincé entre un idéal inaccessible et sa piètre condition. Cette période dure plus ou moins longtemps, le temps d'une lutte; et puis un jour les barrages cèdent, la vérité apparaît clairement à l'individu: il n'est qu'une merde monumentale, un immondice. Là s'en suit une sorte de déchéance, il est faible, comme chacun s'entend à le penser. Inévitablement la rupture doit arriver, d'abord simple question de survie, cette rupture se révèle étonnante. Elle permet le recul qui manquait à l'individu. Il commence à imaginer d'autres vies et reprend une certaine confiance.

Voilà, c'est le dernier article d'apitoiement les enfants. Une sorte de point final en tout ce qui me concerne et qui n'a pas sa place ici.

Je cesse, cela devient un tant soit peu lassant, et je pèse mes mots.

Merci et à bientôt pour de nouvelles péripéties!

# Online seit Dienstag, 12. Mai, 2009 um 16:44

Mesdames et messieurs bonsoir! Voici en exclusivité la cause de la première humiliation lycéenne accompagnée de quelques apartés. [classe de seconde.]

Mesdames et messieurs bonsoir! Voici en exclusivité la cause de la première humiliation lycéenne accompagnée de quelques apartés. [classe de seconde.]
Sujet: Créer un récit en utilisant le motif du labyrinthe apparaissant sous quelque forme que ce soit.


Trente-quatre stylos s'agitent frénétiquement. Trente-quatre esprits se perdent dans le tracé confus d'une

histoire labyrinthique. La construction énigmatique de leurs histoires m'intrigue, me fascine. Je tente de

deviner quel récit complexe éclot en ce moment sous la plume de ces élèves. C'est une énigme qui

m'empêche de réfléchir à mon propre récit. Il faut que je me perde, mais comment? Il existe tant de façon de

s'égarer... (je ne croyais pas si bien dire.)

Ne suis-je pas déjà perdue? Perdue au beau milieu de l'adolescence, cette époque de notre vie où tout est

encore possible, où seul le rêve, l'espoir et l'insouciance nous oriente. Quinze ans... l'âge de tout les

possibles. Le temps de la jeunesse est un âge rêveur, durant lequel on poétise, l'avenir nous paraît bien

lointain, c'est un tunnel dont on ne voit pas le bout, un dédale de galeries entrelacées où un seul faux pas peut

briser une vie. Dans ces couloirs sinueux l'erreur n'est pas permise, il est impossible de revenir sur ses pas.

C'est effrayant et troublant. Nous avons tous peur de nous égarer. Est-il possible de retrouver son chemin

après cela? J'ai peur d'errer à jamais. Oui, vient un âge ou la plus incontrôlable, la plus effroyable, la plus

grande des peurs s'offre à nous comme une évidence. [...] (tout cela est d'une médiocrité

déconcertante je vous épargne une grande partie de la suite.) (oula ce qui suit n'est pas plus brillant mais plus

intéressant rétrospectivement.
)

Je suis consciente de vivre les meilleures années de ma vie et j'en profite le plus possible avant de devoir faire

des choix. (nom de Dieu de merde c'est plutôt drôle quand on sait que la suite a été un

écrasement progressif de toute volonté (de puissance ou non) Nietzsche devient un étendard insolent dans cet

endroit)
Ils seront mauvais. Je ne pars pas défaitiste, j'essaie juste de trouver un sens à ma vie, juste de

trouver un sens à ma vie, trouver un sens à ma vie, un sens à ma vie, ma vie ...

Un jour, je me réveillerais à l'aube de ma soixantième année et je n'aurai rien vu, rien fait et j'aurai vu

beaucoup, et j'aurai fait beaucoup. Mais ce jour-là, je saurai que ma vie aura déjà été vécue. Je regretterai cette

jeunesse, cette insouciance. Le temps décolore les âmes. Ce jour-là, je partirais car ma vie n'aura été qu'un

tissu de mensonge finement élaboré. J'ai sans cesse reculé devant le danger, je n'ai jamais osé faire ce que

j'aimais et je m'en veux, je m'en voudrais... Il sera trop tard pour tout recommencer. C'est maintenant ou jamais

si je dois changer le cours de mon existence. (bon et bien j'ai loupé le coche mon petit.)

(Ici une figure de style ignoble que j'ai cru bon de supprimer, passons directement à la suite.)

Il n'existe que des moments de bonheur. Quand j'avais trente ans j'ai fait des enfants. Ils ont détruits ma

vie pour créer la leur... c'est la chaîne de la vie. Je suis égoïste et prétentieuse. Et alors? Comme tout le

monde. J'ai quinze, trente et soixante ans, je suis perdue, perdue, perdue. Je ne suis ni Maryam, ni une autre.

Je suis un sujet de rédaction. Il n'existe aucune structure dans ce texte. J'ai raison car je le dis. Même si il en

existait une, elle n'existerait pas, je lui interdis d'exister. Je suis égoïste et prétentieux. Je suis affiché sur un

écran et je ne vaux rien. Je suis couché sur une table de bois et je ne vaux rien. Je suis entre vos mains et je ne

vaux rien. Je suis commencé sur une table de classe, je ne suis jamais terminé, je suis déchiré, chiffonné. Je

suis recommencé sur un écran, je suis effacé, modifié. Je ne lui plait pas. Je suis une fille puis une feuille. Je

me laisse créer, ai-je tort? Suis-je labyrinthique, je me moque de le savoir. Je suis des mots.


Les stylos continuent de s'agiter en classe. Je ne me demande plus ce qu'ils écrivent. Ils écrivent pour me perdre.



Alors heureux? Oh oui très heureux.

# Online seit Donnerstag, 26. März, 2009 um 10:30

.flashé.

.flashé.
SI TOUT EST LA, JE REFUSE DE CONTINUER.

# Online seit Montag, 23. März, 2009 um 18:41